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Billet d'humeur

  • Photo du rédacteur: Frédérique Giacomoni
    Frédérique Giacomoni
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Frédérique Giacomoni,

Psychiatre-Psychothérapeute, co-fondatrice de Thémisia-Gioia

 

Aujourd’hui, 20 Juillet, une nouvelle tombe :

Andy Burnham, qui devient Premier ministre britannique, a annoncé qu’il supprimait le schéma de Digital ID gouvernemental (le « BritCard » ou équivalent) dans ses premières décisions. Les fonds seront réorientés vers le coût de la vie.

 

Toutefois, cette excellente nouvelle m’inspire 3 réflexions :

 

Dans la guerre des informations que nous subissons depuis trop longtemps, il convient de remarquer également les bonnes nouvelles, c’est-à-dire celles qui vont dans le sens des intérêts des populations.

Il est cependant indispensable de ne pas se contenter des effets d’annonce et de voir si les faits suivront.

« On reconnaît un arbre à ses fruits » n’a jamais été autant d’actualité : nous jugerons donc sur pièces.

 

Ensuite il est clair que le déploiement de l’identité digitale connaît un développement mitigé. Certains pays qui l’ont testée reviennent en arrière. Trop coûteux à implémenter, trop coûteux à entretenir et trop dangereux à utiliser, le risque de fraudes étant particulièrement important. Sans évoquer le risque d’exclusion d’une partie de la population. Les personnes âgées ou celles ne voulant pas vivre attachées à leur smartphone se trouvant de facto victimes de discrimination indirecte.

Voulons-nous vraiment d’une société à 2 vitesses ?

 

Enfin cette nouvelle témoigne de l’absolue nécessité pour chacun de se positionner. Plus le pouvoir politique constate d’opposition, plus les chances qu’il recule augmentent. C’est une magistrale leçon pour nos pays dont les dirigeants persistent à vouloir mettre cette identité numérique en place. Dire non, de manière répétée, finit par avoir un impact.

 

Ne baissons pas les bras !

La persévérance est une clé de réussite puissante !

 
 
 

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