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CRISE Nous traversons une succession ininterrompue de crises…depuis toujours ?

  • Photo du rédacteur: Frédérique Giacomoni
    Frédérique Giacomoni
  • il y a 5 heures
  • 3 min de lecture

Par Frédérique Giacomoni,

Psychiatre-Psychothérapeute, Co-fondatrice de Thémiaisa-Gioia

« Chronique d’un regard intérieur »



 @photo Frédérique Giacomoni


Avez-vous le sentiment que les crises s’accélèrent particulièrement depuis 2020 ?

J’observe dans mon cabinet un épuisement dépressif lié à cet état de fait. Les nouvelles sont systématiquement mauvaises, – mais à cela nous étions habitués –, et particulièrement angoissantes : risque de troisième guerre mondiale, risque de pénuries de carburant, de nourriture ou d’approvisionnements de toute nature, risque d’effacement de notre monde dans un déluge nucléaire.

 

Et si, comme le disait Annick de Souzenelle, le sentiment que notre monde s’effondre indiquait que le souffle divin l’anime déjà ?

 

Alors, crise ou changement nécessaire ?

 

Épuisement psychique

 

Les mauvaises nouvelles en continu, rabâchées non-stop par les différentes chaînes d’info, contribuent à l’effondrement psychique. Des images toujours plus horribles et sensationnelles, des émotions toujours plus tragiques et douloureuses partagées sans filtre et sans aucune vision élargie du problème ni aucune piste pour transformer le tragique en occasion d’évoluer.

 

Sans parler des images effroyables dont plus personne ne sait si elles sont réelles ou fabriquées par une IA.

 

Dans ce contexte, il y a vraiment de quoi se sentir perdu !

 

Nous sommes nombreux à partager, peu ou prou, le sentiment que le réel s’effondre.

 

 

Climat anxiogène

 

Ne soyons pas naïfs : le climat anxiogène n’est pas seulement subi, il est aussi nourri, amplifié et utilisé. La peur est un levier de contrôle redoutablement efficace. On attribue généralement à Machiavel cette explication très cynique : celui qui contrôle la peur contrôle l’âme.

Tous les pouvoirs politiques au cours de l’histoire ont rêvé d’un contrôle global de la population. Cela calme leur propre peur paranoïaque de le perdre et cela évite que le peuple ne pose trop de questions. De plus, fabriquer un problème puis proposer sa solution se révèle souvent très fructueux sur le plan économique et politique C’est une forme d’emprise perverse.

 

Alors, comment faire ?

 

Quelle solution ?

 

Devant ces effondrements successifs il ne nous reste qu’une seule solution : tourner le regard vers notre propre intériorité et y retrouver notre véritable nature.

 

Quelle voie suivre lorsque tout semble faux, lorsque tout se délite ?

 

Cette déliquescence généralisée de tous les repères habituels auxquels nous étions habitués nous pousse à nous réinventer. Ces crises sont assurément une occasion de changement.

Or, ce changement-là fait peur. Certes, toute nouveauté a tendance à faire peur mais, en l’espèce, il s’agit d’un changement intérieur, donc encore plus mystérieux pour beaucoup d’entre nous.

 

La spiritualité, comprise comme un chemin de transformation intérieure, enseigne qu’il n’y a en réalité jamais eu qu’un seul chemin, une seule vérité, un seul message. Il s’agit de cesser les guerres, toutes les guerres. Des plus petites aux plus grandes, à l’intérieur et à l’extérieur de soi.

Chacun d’entre nous peut et doit y travailler. En cessant les combats, l’amour peut enfin trouver sa place. Et ça, c’est exactement ce que le souffle divin cherche à manifester : l’amour.

 

C’est bien là le plus facile et donc le plus difficile à faire car cela implique que chacun prenne ses responsabilités : chaque être humain est appelé à prendre sa juste place dans le concert de l’amour divin en cessant tous les combats et surtout les plus intimes en lui-même. Et envers soi-même. Cette juste place, lorsqu’elle est trouvée et tenue, permet à l’autre de faire de même, et ça, c’est un immense cadeau que l’on offre à soi et à autrui. Car l’Amour exige aussi de se mettre au service. Comme si une roue invisible tournait en permanence de soi vers autrui et inversement. Cette dynamique doit se maintenir.

 

En conclusion

 

Ces crises nous éprouvent (terriblement) et semblent réclamer de nous ce que nous sommes réellement : des êtres spirituels venus faire une expérience dans la matière.

 

Au fond, la question qui nous est posée est : Qui es-tu ? Que choisis-tu ?

 
 
 

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