top of page
Rechercher

A découvrir, épisode magnifique de Zeteo, la lumière qui réjouit le cœur de l'homme

  • Photo du rédacteur: Thémisia Gioia
    Thémisia Gioia
  • 27 janv.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 janv.

Par Frédérique Giacomoni,

Psychiatre-Psychothérapeute, Co-fondatrice de Témiaisa-Gioia

Imaginez une colline en Bourgogne, presque suspendue entre ciel et terre, où une basilique romane en pierre blanche semble capturer et multiplier la lumière comme nulle part ailleurs.

         Cette colline, c’est Vézelay. Et cette basilique, dédiée à Marie-Madeleine, n’est pas seulement un chef-d’œuvre architectural du XIIe siècle : c’est un lieu vivant, un vaisseau de pierre qui pulse, qui respire, qui transforme quiconque accepte de s’y laisser traverser.

 

         Dans cet épisode magnifique de Zeteo, Guillaume Devoud reçoit deux passeurs d’exception : Christopher Kelly, historien et guide passionné installé là depuis vingt ans, et Hélène Ramin, conférencière formée à l’École du Louvre, habitante de Vézelay depuis trente ans et cofondatrice de la Maison du Visiteur. À eux deux, ils forment une équipe qui ne se contente pas d’expliquer : ils témoignent, ils vibrent, ils transmettent une expérience.

Dès les premières minutes, on sent que l’on va quitter le commentaire savant pour entrer dans quelque chose de beaucoup plus intime et cosmique. On parle de Marie-Madeleine, bien sûr – l’Apôtre des apôtres, la première témoin de la Résurrection, celle qui a vaincu ses sept démons. Mais surtout, on découvre comment la basilique elle-même raconte cette victoire : par des jeux de lumière inouïs qui, selon les heures, les saisons, les solstices, font danser les ombres et transfigurent la pierre.

         Les chapiteaux sculptés (plus de cent vingt !) deviennent des pages d’un livre mystique ouvert à tous : Jacob luttant avec l’ange toute la nuit, des scènes où le désespoir semble se muer en apaisement, des symboles hérités des sagesses antiques qui parlent encore aujourd’hui avec une force stupéfiante. La lumière, ici, n’est pas décorative : elle creuse les ombres, les épouse, les retourne. Elle révèle ce combat intérieur que chacun porte – et qu’on passe souvent trop de temps à projeter dehors.

         Ce qui frappe le plus dans cette conversation, c’est la tonalité : pas de morale pesante, pas de jugement dernier menaçant. Au contraire, une spiritualité étonnamment joyeuse, miséricordieuse, proche des premiers chrétiens. Une invitation à la résurrection dès ici-bas, à travers la beauté, le silence, l’émerveillement. Vézelay apparaît comme un lieu de rencontre d’amour ineffable, où les bruits du monde s’effacent pour laisser place à une effusion vraie.

 

         Christopher et Hélène racontent aussi des anecdotes très concrètes : la façon dont la lumière frappe tel chapiteau à l’équinoxe, l’expérience bouleversante vécue par un chauffeur américain de passage, la sagesse géométrique (carré, cercle, zodiaque) inscrite dans les proportions mêmes de l’édifice. On rit parfois, on s’émerveille souvent, on se tait beaucoup.

 

         À l’écoute, on a envie de fermer les yeux… et en même temps de se rendre sans tarder dans ce lieu de transformation intérieure. Parce que cet épisode ne se contente pas de parler de Vézelay : il donne le désir d’y aller, d’y rester, d’y revenir. Il réveille quelque chose de très ancien et de très vivant en nous : la soif d’une lumière qui ne nie pas les ombres, mais les traverse pour les illuminer.

 

         Si vous cherchez un podcast qui fasse du bien au cœur, qui élargisse l’âme et qui donne envie de lever les yeux vers plus grand que soi… écoutez cet épisode. Vézelay vous attend – et la lumière qui réjouit le cœur de l’homme est déjà en train de vous appeler.


 

 

 
 
 

Commentaires


bottom of page