L’horreur vous hypnotise : 5 gestes pour redevenir libre
- Frédérique Giacomoni
- il y a 20 heures
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 12 heures
« Ne vous laissez pas fasciner par l’horreur et l’abomination. Un cerveau noyé dans l’émotion ne pense plus. »
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Par Frédérique Giacomoni,
Psychiatre-Psychothérapeute, Co-fondatrice de Témiaisa-Gioia
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Après trente-cinq ans de psychiatrie clinique, j’ai vu des centaines de patients prisonniers de cette phrase. « Docteur, quelle horreur ! C’est monstrueux. Que puis-je y faire ? C’est trop vaste. Subir, toujours subir… » Cette impuissance n’est pas une faiblesse morale. C’est un mécanisme neurobiologique précis que les écrans exploitent à dessein.
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Nous vivons saturés d’images choquantes : Ukraine en continu, souvenirs COVID, catastrophes climatiques annoncées, dossiers Epstein,… Cette horreur exerce une attraction magnétique sur l’esprit. Loin d’être un hasard, elle réveille un réflexe archaïque – instinctif, hérité de millions d’années d’évolution, gravé dans le cerveau reptilien et limbique.
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Un réflexe primal détourné
Face au tigre à dents de sabre, nos ancêtres se figeaient : regarder sans ciller évaluait le danger sans trahir sa position. Aujourd’hui, les algorithmes reprennent ce script biologique. Une image de cadavre ou de ville en flammes capte notre attention totale : nous ne choisissons pas de regarder, nous sommes aspirés.
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Le mécanisme est implacable :L’horreur active l’amygdale (centre de la peur), libérant cortisol et adrénaline. Le cortex préfrontal – raison, jugement, planification – se déconnecte en 200 millisecondes. Comme le serpent fixe sa proie, l’abomination paralyse. L’hypervigilance (« je dois savoir ! ») dope la dopamine, créant une addiction plus forte que la coke pour certains.
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De l’adulte rationnel à l’enfant primitif
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L’émotion submerge – colère, dégoût, effroi – et la régression s’installe. L’adulte cède la place à un enfant psychique, impuissant face au « trop-grand ». Fixation hypnotique sur l’écran, attente d’un sauveur (gouvernement, experts… ), soumission par peur d’anéantissement.
Dans mon cabinet, j’ai vu un cadre supérieur, 45 ans, défiler les images d’Ukraine 6 heures par jour. Résultat clinique : insomnies, irritabilité, décisions impulsives au travail. Diagnostic ? Hypnose post-traumatique médiatique. Un cerveau noyé produit de l’émotion brute, jamais de pensée structurée.
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La matrice de mensonges : une ingénierie consciente de la soumission
Cette fascination n’est pas accidentelle. Elle est le rouage central d’une matrice de mensonges structurelle – un écosystème coordonné de narratifs officiels, médias mainstream, algorithmes et institutions qui a pour finalité explicite notre soumission volontaire.
Pourquoi ? Un peuple adulte, lucide, relié à son corps et à son intuition est ingérable. Il pose des questions, agit dans son périmètre, crée des alternatives locales. Pour le neutraliser, trois stratégies complémentaires :
1.      Le mensonge ontologique : L’horreur est présentée comme totale, inévitable, i insoluble. « Tout s’effondre, vous ne pouvez rien. » Cette passivité forcée est la première victoire.
2.      Le mensonge salvateur : « Seule l’autorité peut nous protéger. » État, experts, ONU deviennent les parents tout-puissants de l’enfant collectif apeuré.
3.      Le mensonge moral : « Qui doute est complice du mal. » Diabolisation des « complotistes » = criminalisation de toute sortie d’hypnose.
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Le cycle infernal s’est répété au moins trois fois en dix ans :
•         COVID : Virus → Peur panique → Confinements → Passe sanitaire → « Les antivax tuent »
•         Ukraine : Massacres → Unité sacrée → Armes/sanctions → « Poutine = Hitler, pacifistes = traîtres »
•         Climat : Apocalypse → Coupable/innocent → Déni ou décroissance → « Les climatosceptiques = assassins »
Les bénéficiaires sont clairs :
•         Élites technocratiques : Contrôle social sans résistance visible
•         Médias/GAFAM : Doomscrolling = 200 milliards $ de revenus publicitaires annuels
•         Idéologies dominantes : Chaque crise nécessite boucs émissaires + sauveurs
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Soljenitsyne l’avait vu : « On ne ment pas sans notre collaboration active. » Les 30 secondes d’images choc quotidiennes assurent 24 heures de transe. Les totalitarismes l’avaient compris ; les démocratures numériques perfectionnent l’art de l’hypnose de masse.
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Cinq gestes pour briser l’hypnose
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Heureusement, la sortie est simple et immédiate, même si cela demande de la persévérance :
4.      Défixation physique (30 secondes) : Tournez la tête, marchez. Le mouvement rompt le freeze limbique. (Ou figement limbique)
5.      Questions critiques (2 minutes) : « Quels faits vérifiables ai-je ? Qui profite de cette peur ? Que puis-je faire dans mon périmètre ? » Écrivez les réponses. L’écriture manuscrite réveille rapidement la réflexion.
6.      Ancrage corporel (1 minute) : Pieds au sol, respirez 4-6 (inspiration 4s, expiration 6s), frottez vos mains vigoureusement pendant 30 secondes.
7.      Jeûne informationnel (48 heures) : Zéro actualités. Le silence révèle l’essentiel que le bruit occulte.
8.      Beauté active (quotidien) : Cuisinez pour un proche, lisez 10 pages, plantez une graine. Créez du sens local. Contemplez du beau.
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Redevenir souverain : cinq piliers concrets
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La souveraineté n’est pas un slogan. C’est l’adulte qui reprend les rênes de son esprit, de son corps, de ses choix :
•         Refus volontaire : Ne plus regarder, partager ou croire sans vérifier.
•         Corps habité : Sentir ses pieds, sa respiration, son poids. Être pleinement présent.
•         Pensée structurée : Faits Intentions Action dans son périmètre immédiat.
•         Relations lucides : Parler vrai avec ceux qui ont brisé l’hypnose.
•         Création contre horreur : Gestes simples qui disent « Ma vie a du sens ».
Signe clinique de succès : Face à la prochaine abomination, votre corps reste calme (respiration stable, épaules relâchées), votre esprit pose des questions avant de conclure, vous agissez sans attendre d’autorisation.
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Une révolution silencieuse et contagieuse
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Un adulte souverain au milieu d’une foule hypnotisée change l’atmosphère entière. Certains remarquent sa sérénité, d’autres sa clarté ou encore son calme contagieux.
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La matrice redouble d’horreur, mais chaque esprit lucide fissure l’édifice.
Un cerveau qui pense est une révolution. Choisissons d’être ces adultes forts, présents, créateurs que le monde attend désespérément.





